Titre : Viens à moi, dans mon monde
Auteur : Aplosia (Participant 7)
Pour : tähdenlentoon (Participant 15)
Fandom : Le voyage de Chihiro
Persos/Couple : Haku/Chihiro
Rating : PG
Disclaimer : Tout appartient à Hayao Miyazaki
Prompt : Haku/Chihiro sur le thème comment entretenir une relation avec un esprit ?
Note : Une fanfic qui suit l’évolution de la relation, pour montrer comment, au bout d’un moment, le fossé finit par se combler entre les deux personnages partageant chacun un univers différent
De l’extérieur, elle paraissait tout de même un peu bizarre.
Tout le monde s’accordait à dire qu’il s’agissait d’une enfant pleine d’imagination. Et c’était sans doute une bonne chose…du moins, c’est ce que disaient les instituteurs de Chihiro d’un air un peu gêné quand ses parents venaient aux réunions parents-professeurs.
Mais le père de la fillette était bien trop absorbé par ses problèmes au travail, et la mère ne s’occupait que de ses notes.
Le fait que leur fille parle toute seule ne semblait pas les effrayer le moins du monde; parce qu’ils n’y faisaient pas suffisamment attention.
Chihiro ne voyait Haku pas aussi souvent qu’elle le voudrait. Mais pour se rattraper, lorsqu’il était là, le jeune homme en profitait pour rester un maximum de jours.
Ils se promenaient au bord de la rivière, pieds nus, puis il leurs arrivait de pique-niquer, si le temps le permettait. Haku montrait à Chihiro un peu de magie; il lui apprenait quelques tours qu’il jugeait inoffensifs. Elle lui parlait de l’école, de sa famille, et il l’écoutait avec beaucoup d’attention, car il savait que chaque fois qu’il s’en allait, il perdait de précieux instants à ces côtés, qu’aucune parole ne pourrait rattraper.
Il ne lui prodiguait nul conseil. Cela n’aurait servi à rien, car il n’était pas humain. Il ne pouvait guère appréhender les problèmes qu’elle pouvait rencontrer dans la vie quotidienne, et c’est pour quoi ils ne pouvaient vivre ensemble. Il fallait absolument qu’il reparte. Sinon, elle risquait de l’entraîner dans son monde, ou bien lui dans le sien…et ils n’y avaient pas leur place.
Ils formaient un couple à part, dansant sur la corde raide en évitant de regarder en bas. Haku savait déjà que leur relation était illusoire. Il connaissait les histoires d’autres esprits qui étaient tombés amoureux d’humains. Ça ne s’était jamais bien fini, parce qu’il y avait toujours un décalage immense entre leurs deux univers. Cela finirait par creuser un fossé entre eux que les sentiments ne sauraient combler.
Chihiro était débrouillarde. Elle était vive, et pleine de vie. Rien ne l’arrêtait.
Elle avait lu des tas de livres, qui racontaient comment se terminaient les histoires d’amour entre humains et esprits. Mais aucun ne racontait son histoire à elle.
Son histoire à elle, se finirait bien.
Pendant des années, ils continuèrent à se voir.
Quand l’adolescente devînt femme, il fallut que Haku fasse preuve de nouvelles capacités d’adaptation. Elle avait grandi, et il avait été obligé de changer d’apparence, pour rester proche d’elle. Il craignait qu’une différence d’âge physique trop flagrante ne la perturbe.
Et puis, il y avait aussi ce besoin de contact. Au début, il n’avait pas réalisé, mais c’est aussi comme ça que les humains se montrent leur amour.
Ils s’étaient couchés l’un à côté de l’autre, dans la chambre de Chihiro, et leurs mains avaient explorés leur corps respectif avec une timidité teintée de curiosité. Pour Haku, c’était également la première fois, et ce fût moins étrange qu’il ne l’aurait cru. Les sensations que cela lui avait procuré avait effacé toute trace de gêne dans ses gestes.
Il avait essayé d’expliquer, un peu plus tard, à quoi il pouvait comparer cette expérience. La caresse du vent sur la surface de l’eau, la sensation de voler, rien n’égalait ce qu’il avait ressenti, et tout semblait approximatif pour qualifier ce qu’ils avaient vécu à ce moment-là.
Haku se languissait de retrouver sa compagne. Ses séjours auprès d’elle se faisaient de plus en plus longs. Il voyait bien l’effet que cela avait sur sa vie. La jeune fille ne travaillait pas, passant ses journées avec lui. Il voyait la tristesse dans ses yeux, mais ne sachant comment la résoudre, il ne pouvait s’empêcher de l’entraîner davantage dans son monde…à moins que ce ne soit l’inverse.
Il apprenait à connaître davantage le mode de vie des humains. Chihiro était une excellente pédagogue en la matière. Elle lui enseignait des tours qu’il ignorait, comment se comporter en société par exemple. Il y avait quelque chose de fascinant dans la façon dont les hommes interagissaient entre eux. Il y avait tant de règles, de contraintes, d’obligations. Haku comprenait que la jeune fille veuille fuir cela en rêvant à un monde d’esprits.
Pourtant, il était irrémédiablement attiré par cette agitation, cette population dense et active aux coutumes si différentes, si variées. Sa curiosité à cet égard ne fit que s’accroître.
Finalement…Chihiro était bien plus manipulatrice qu’elle le paraissait. Et contrairement à Haku, elle ne se retenait pas de l’entraîner dans son univers.
Un peu égoïste, certes. Mais l’amour est un égoïsme qui se vit à deux.
Auteur : Aplosia (Participant 7)
Pour : tähdenlentoon (Participant 15)
Fandom : Le voyage de Chihiro
Persos/Couple : Haku/Chihiro
Rating : PG
Disclaimer : Tout appartient à Hayao Miyazaki
Prompt : Haku/Chihiro sur le thème comment entretenir une relation avec un esprit ?
Note : Une fanfic qui suit l’évolution de la relation, pour montrer comment, au bout d’un moment, le fossé finit par se combler entre les deux personnages partageant chacun un univers différent
De l’extérieur, elle paraissait tout de même un peu bizarre.
Tout le monde s’accordait à dire qu’il s’agissait d’une enfant pleine d’imagination. Et c’était sans doute une bonne chose…du moins, c’est ce que disaient les instituteurs de Chihiro d’un air un peu gêné quand ses parents venaient aux réunions parents-professeurs.
Mais le père de la fillette était bien trop absorbé par ses problèmes au travail, et la mère ne s’occupait que de ses notes.
Le fait que leur fille parle toute seule ne semblait pas les effrayer le moins du monde; parce qu’ils n’y faisaient pas suffisamment attention.
Chihiro ne voyait Haku pas aussi souvent qu’elle le voudrait. Mais pour se rattraper, lorsqu’il était là, le jeune homme en profitait pour rester un maximum de jours.
Ils se promenaient au bord de la rivière, pieds nus, puis il leurs arrivait de pique-niquer, si le temps le permettait. Haku montrait à Chihiro un peu de magie; il lui apprenait quelques tours qu’il jugeait inoffensifs. Elle lui parlait de l’école, de sa famille, et il l’écoutait avec beaucoup d’attention, car il savait que chaque fois qu’il s’en allait, il perdait de précieux instants à ces côtés, qu’aucune parole ne pourrait rattraper.
Il ne lui prodiguait nul conseil. Cela n’aurait servi à rien, car il n’était pas humain. Il ne pouvait guère appréhender les problèmes qu’elle pouvait rencontrer dans la vie quotidienne, et c’est pour quoi ils ne pouvaient vivre ensemble. Il fallait absolument qu’il reparte. Sinon, elle risquait de l’entraîner dans son monde, ou bien lui dans le sien…et ils n’y avaient pas leur place.
Ils formaient un couple à part, dansant sur la corde raide en évitant de regarder en bas. Haku savait déjà que leur relation était illusoire. Il connaissait les histoires d’autres esprits qui étaient tombés amoureux d’humains. Ça ne s’était jamais bien fini, parce qu’il y avait toujours un décalage immense entre leurs deux univers. Cela finirait par creuser un fossé entre eux que les sentiments ne sauraient combler.
Chihiro était débrouillarde. Elle était vive, et pleine de vie. Rien ne l’arrêtait.
Elle avait lu des tas de livres, qui racontaient comment se terminaient les histoires d’amour entre humains et esprits. Mais aucun ne racontait son histoire à elle.
Son histoire à elle, se finirait bien.
Pendant des années, ils continuèrent à se voir.
Quand l’adolescente devînt femme, il fallut que Haku fasse preuve de nouvelles capacités d’adaptation. Elle avait grandi, et il avait été obligé de changer d’apparence, pour rester proche d’elle. Il craignait qu’une différence d’âge physique trop flagrante ne la perturbe.
Et puis, il y avait aussi ce besoin de contact. Au début, il n’avait pas réalisé, mais c’est aussi comme ça que les humains se montrent leur amour.
Ils s’étaient couchés l’un à côté de l’autre, dans la chambre de Chihiro, et leurs mains avaient explorés leur corps respectif avec une timidité teintée de curiosité. Pour Haku, c’était également la première fois, et ce fût moins étrange qu’il ne l’aurait cru. Les sensations que cela lui avait procuré avait effacé toute trace de gêne dans ses gestes.
Il avait essayé d’expliquer, un peu plus tard, à quoi il pouvait comparer cette expérience. La caresse du vent sur la surface de l’eau, la sensation de voler, rien n’égalait ce qu’il avait ressenti, et tout semblait approximatif pour qualifier ce qu’ils avaient vécu à ce moment-là.
Haku se languissait de retrouver sa compagne. Ses séjours auprès d’elle se faisaient de plus en plus longs. Il voyait bien l’effet que cela avait sur sa vie. La jeune fille ne travaillait pas, passant ses journées avec lui. Il voyait la tristesse dans ses yeux, mais ne sachant comment la résoudre, il ne pouvait s’empêcher de l’entraîner davantage dans son monde…à moins que ce ne soit l’inverse.
Il apprenait à connaître davantage le mode de vie des humains. Chihiro était une excellente pédagogue en la matière. Elle lui enseignait des tours qu’il ignorait, comment se comporter en société par exemple. Il y avait quelque chose de fascinant dans la façon dont les hommes interagissaient entre eux. Il y avait tant de règles, de contraintes, d’obligations. Haku comprenait que la jeune fille veuille fuir cela en rêvant à un monde d’esprits.
Pourtant, il était irrémédiablement attiré par cette agitation, cette population dense et active aux coutumes si différentes, si variées. Sa curiosité à cet égard ne fit que s’accroître.
Finalement…Chihiro était bien plus manipulatrice qu’elle le paraissait. Et contrairement à Haku, elle ne se retenait pas de l’entraîner dans son univers.
Un peu égoïste, certes. Mais l’amour est un égoïsme qui se vit à deux.
no subject
Date: 2011-09-22 05:16 am (UTC)La conclusion est excellente : "Mais l’amour est un égoïsme qui se vit à deux.
"
no subject
Date: 2011-10-07 11:16 am (UTC)Je serais bonne pour faire des slogans publicitaires XD
Et vive eux!
Date: 2011-09-22 06:03 pm (UTC)Merci beaucoup! Tu as très bien répondu à ma requête et ça comble un des vides que laissent immanquablement les films de Miyazaki en moi XD. A chaque fois je me dis "aaaaah, je veux un épilogue" >_<
Et là c'est un très bon épilogue ^o^ Merchiiii <3333
De toute façon, ils n'avaient pas 30 000 solutions, soit Haku devait aller dans le monde des humains, soit Chihiro dans le monde des esprits :)Re: Et vive eux!
Date: 2011-09-22 06:04 pm (UTC)Re: Et vive eux!
Date: 2011-10-07 11:21 am (UTC)Alors je me suis dis, en écrivant cette fic, que normalement, ça aurait été à Chihiro de se laisser happer par l'univers surnaturel, parce que c'est souvent comme ça que ça se passe, parce que c'est magique, merveilleux (et aussi dangereux, mais c'est ce qui met du piment). Sauf que justement, ça aurait été trop classique (et puis pourquoi ce serait à la fille de suivre le garçon ? XD) donc durant tout le texte, je laisse la situation sur la corde raide, en quelque sorte, et j'assène la réponse à la fin : c'est Haku qui bascule le premier ^^
Enfin voilà, je suis très très contente que ça t'ait plû ^^