Titre : Derrière le Brouillard : un putain de restaurant cinq étoiles
Auteur : Kosly (participant.e 10)
Pour : Altaïr (Participant.e 13)
Fandom : Bullet Train
Perso/couple : Coccinelle/Mandarine
Rating : T
Disclaimer : un peu de sang
Prompt : Fix-it: et si Coccinelle n’avait pas tiré sur Mandarine ou avait réussi à arrêter l’hémorragie à temps, qu’est-ce que ça aurait pu donner?
Mandarine hurla un juron terrible que nous tairons lorsque Coccinelle lui tira dans le ventre pour protéger la pétasse qui manigançait tout depuis le début. Comme son sang quittait très vite son corps, sa vision devint flou en un instant. Putain, comment diable pouvait-on survivre dans ce monde de fou si ses propres fluides vitaux quittaient le navire aussi facilement ? Fait chier, d'habitude, Mandarine faisait pleinement confiance à son frère ainsi qu'à ses capacités personnelles... Les deux venaient de l'abandonner.
- C'est elle gros con... Grogna-t-il à l'intention du mercenaire qui venait de lui trouer le bide sans une hésitation. (Sans rancune, Coccinelle avait bien encaissé son enchaînement de coups de poings magistraux plus tôt dans le train, le gars devait avoir le nez cassé.).
Mandarine aurait juré que le gars était un idiot. Pourtant, il comprit immédiatement et d'un air surpris, pointa le Prince avec son flingue. Il se sentait partir, mais luttait avidement, car il tenait à voir l'étincelle de panique dans les yeux de la gamine, foutu Diesel de merde ! Une maigre vengeance juste avant de quitter ce monde.
Mais Coccinelle était un con débile ne comptant pas le nombre de coups tirés par ses armes à feu (Plus tard, en guise d'excuse, il dirait qu'il détestait vraiment les flingues et n'en utilisait presque jamais.), alors quand il appuya sur le déclencheur qui aurait dû mettre fin à la vie de la terreur, un minable clic retentit. Prince ne sourcilla pas une seconde et se jeta sur le mercenaire avec agilité.
Mandarine dut halluciner et s'évanouir à plusieurs reprises, car la scène qui se déroulait devant lui ne paraissait vraiment pas réelle. Coccinelle évitait de justesse toutes les attaques de la fille, mais ne ripostait pas et soudain, une lourde valise tomba des porte-bagages en hauteur (celui qui avait inventé ça était un connard malveillant.) quand le train prit un virage. L'objet se transforma en projectile qui assomma le Prince sans cérémonie.
Coccinelle resta un garde un moment, au cas où la fille blufferait, mais du sang coulait de sa tête, le coup avait été assez puissant pour la mettre hors d'état de nuire quelques minutes au moins.
- Tu as vu ça mec ? Ricana Coccinelle, le mercenaire portait bien son nom.
- Putain ouai, tu pourrais... S'il te plaît... Il désigna sa chemise imbibée de sang d'un geste faible.
- Ah désolé, zut, zut, zut ! Immédiatement, l'homme s'agenouilla à sa hauteur et retira sa veste pour la presser contre la blessure et essayer de lui sauver la vie. Tu as un téléphone ? Le mien est tombé dans les toilettes... Je te le rendrai si tu survis. Mandarine grogna pendant que Coccinelle fouilla les poches de sa victime et le Saint-Graal en main, contacta sa référente. En haut-parleur, la voix rassurante lui expliqua comment faire pour éviter à la mort de s'inviter à la fête.
- Il ne faut surtout pas qu'il s'endorme, ordonna la femme à l'autre bout du fil. Parle-lui.
- Alors... euh... Comment tu as su que c'était la gamine la méchante ? Il improvisait mal, mais ne voyait pas d'autre façon d'engager le dialogue.
- Citron... Glapit Mandarine, des larmes de douleur coulaient sur ses joues. Il savait lire à travers les gens... C'est lui qu'il me l'a dit.
Comme Coccinelle avait aperçu le corps immobile du frère de Mandarine dans les couloirs plus tôt, il crut que sa victime commençait à délirer (ou proche de la mort, à voir des fantômes, mais c'était trop flippant pour se résoudre à croire à cette explication surnaturelle.).
- Et tu as de la famille à part Citron ?
- Non. Répliqua sèchement Mandarine en serrant les dents tandis que son infirmier de fortune bandait son torse avec ce qu'il trouvait dans le wagon. Coccinelle, surprit par le ton brusque de son patient, recula un peu, prétextant observer son travail.
- Eh bien, on dirait que tu reprends des couleurs !
- Je suis presque sûr que ce n'est pas comme ça que ça marche, gémit Mandarine, la première phrase complète qu'il parvenait à aligner.
- Si tu ne clamses pas le temps qu'on arrive à l'hôpital, je t'invite au restau !
- C'est un rendez-vous ? S'amusa son homologue en toussant un peu de sang au passage.
Coccinelle hocha les épaules avant d’essayer de relever l’homme doucement. Mandarine grognait à chaque mouvement et le bandage commençait à devenir rouge. Au téléphone, la référente calmait le secouriste amateur qui paniquait. Un assassin professionnel qui s’agitait nerveusement à la vue du sang ? Aujourd’hui, dans ce trajet à bord de ce foutu train, Mandarine aurait tout vu.
Soudain, Citron entra dans le wagon et Coccinelle hurla « un fantôme putain » en lâchant son fardeau. Mandarine crut sa mort définitivement arrivée tant la douleur lui arrachait le peu de raison qui lui restait.
- Mec désolé, le mercenaire le remit debout pour la seconde fois sans s’inquiéter de ses gémissements plaintifs.
- Mandarine ! Le frère du blessé vint soutenir l’autre côté pour le porter.
- Comment tu es encore en vie putain !
- Dans notre métier, il faut toujours prendre des précautions, je suis vraiment le seul à mettre des gilets pare-balles ? Effectivement, une épaisse armure se dévoilait sous sa chemise trouée.
Les deux assassins amenèrent le troisième à un poste de secours où il fut pris en charge en urgence. Les professionnels les tinrent avertis au fur et à mesure de la soirée. Citron et Coccinelle jouaient à des jeux linguistiques en attendant, couvert de sang tous les deux et refusant de quitter la salle d’attente pour se débarbouiller. Après tout, ils avaient l’habitude d’être recouvert de cette substance rouge et visqueuse.
Finalement, une infirmière (qui restait à deux mètres d’eux pour leur parler par crainte) annonça la sortie du patient du bloc. Sa vie n’était plus menacée. Dans la chambre, Mandarine somnolait, mais parvint à rappeler à Coccinelle sa promesse : « Tu dois m’emmener au restaurant maintenant, j’ai plein d’adresses ». Les établissements qu’avait en tête l’homme allongé devaient être des enseignes luxueuses et un instant, le mercenaire hésita à le tuer pour de bon (comme il avait pris quelques mois de congé pour se recentrer sur lui-même, ses finances ne se portaient pas très bien.). Mais il abandonna l’idée lugubre en se remémorant les règles morales transmises par le moine qu’il avait consulté. Honnêtement, il voulait découvrir l’homme derrière le pseudonyme Mandarine.
Auteur : Kosly (participant.e 10)
Pour : Altaïr (Participant.e 13)
Fandom : Bullet Train
Perso/couple : Coccinelle/Mandarine
Rating : T
Disclaimer : un peu de sang
Prompt : Fix-it: et si Coccinelle n’avait pas tiré sur Mandarine ou avait réussi à arrêter l’hémorragie à temps, qu’est-ce que ça aurait pu donner?
Mandarine hurla un juron terrible que nous tairons lorsque Coccinelle lui tira dans le ventre pour protéger la pétasse qui manigançait tout depuis le début. Comme son sang quittait très vite son corps, sa vision devint flou en un instant. Putain, comment diable pouvait-on survivre dans ce monde de fou si ses propres fluides vitaux quittaient le navire aussi facilement ? Fait chier, d'habitude, Mandarine faisait pleinement confiance à son frère ainsi qu'à ses capacités personnelles... Les deux venaient de l'abandonner.
- C'est elle gros con... Grogna-t-il à l'intention du mercenaire qui venait de lui trouer le bide sans une hésitation. (Sans rancune, Coccinelle avait bien encaissé son enchaînement de coups de poings magistraux plus tôt dans le train, le gars devait avoir le nez cassé.).
Mandarine aurait juré que le gars était un idiot. Pourtant, il comprit immédiatement et d'un air surpris, pointa le Prince avec son flingue. Il se sentait partir, mais luttait avidement, car il tenait à voir l'étincelle de panique dans les yeux de la gamine, foutu Diesel de merde ! Une maigre vengeance juste avant de quitter ce monde.
Mais Coccinelle était un con débile ne comptant pas le nombre de coups tirés par ses armes à feu (Plus tard, en guise d'excuse, il dirait qu'il détestait vraiment les flingues et n'en utilisait presque jamais.), alors quand il appuya sur le déclencheur qui aurait dû mettre fin à la vie de la terreur, un minable clic retentit. Prince ne sourcilla pas une seconde et se jeta sur le mercenaire avec agilité.
Mandarine dut halluciner et s'évanouir à plusieurs reprises, car la scène qui se déroulait devant lui ne paraissait vraiment pas réelle. Coccinelle évitait de justesse toutes les attaques de la fille, mais ne ripostait pas et soudain, une lourde valise tomba des porte-bagages en hauteur (celui qui avait inventé ça était un connard malveillant.) quand le train prit un virage. L'objet se transforma en projectile qui assomma le Prince sans cérémonie.
Coccinelle resta un garde un moment, au cas où la fille blufferait, mais du sang coulait de sa tête, le coup avait été assez puissant pour la mettre hors d'état de nuire quelques minutes au moins.
- Tu as vu ça mec ? Ricana Coccinelle, le mercenaire portait bien son nom.
- Putain ouai, tu pourrais... S'il te plaît... Il désigna sa chemise imbibée de sang d'un geste faible.
- Ah désolé, zut, zut, zut ! Immédiatement, l'homme s'agenouilla à sa hauteur et retira sa veste pour la presser contre la blessure et essayer de lui sauver la vie. Tu as un téléphone ? Le mien est tombé dans les toilettes... Je te le rendrai si tu survis. Mandarine grogna pendant que Coccinelle fouilla les poches de sa victime et le Saint-Graal en main, contacta sa référente. En haut-parleur, la voix rassurante lui expliqua comment faire pour éviter à la mort de s'inviter à la fête.
- Il ne faut surtout pas qu'il s'endorme, ordonna la femme à l'autre bout du fil. Parle-lui.
- Alors... euh... Comment tu as su que c'était la gamine la méchante ? Il improvisait mal, mais ne voyait pas d'autre façon d'engager le dialogue.
- Citron... Glapit Mandarine, des larmes de douleur coulaient sur ses joues. Il savait lire à travers les gens... C'est lui qu'il me l'a dit.
Comme Coccinelle avait aperçu le corps immobile du frère de Mandarine dans les couloirs plus tôt, il crut que sa victime commençait à délirer (ou proche de la mort, à voir des fantômes, mais c'était trop flippant pour se résoudre à croire à cette explication surnaturelle.).
- Et tu as de la famille à part Citron ?
- Non. Répliqua sèchement Mandarine en serrant les dents tandis que son infirmier de fortune bandait son torse avec ce qu'il trouvait dans le wagon. Coccinelle, surprit par le ton brusque de son patient, recula un peu, prétextant observer son travail.
- Eh bien, on dirait que tu reprends des couleurs !
- Je suis presque sûr que ce n'est pas comme ça que ça marche, gémit Mandarine, la première phrase complète qu'il parvenait à aligner.
- Si tu ne clamses pas le temps qu'on arrive à l'hôpital, je t'invite au restau !
- C'est un rendez-vous ? S'amusa son homologue en toussant un peu de sang au passage.
Coccinelle hocha les épaules avant d’essayer de relever l’homme doucement. Mandarine grognait à chaque mouvement et le bandage commençait à devenir rouge. Au téléphone, la référente calmait le secouriste amateur qui paniquait. Un assassin professionnel qui s’agitait nerveusement à la vue du sang ? Aujourd’hui, dans ce trajet à bord de ce foutu train, Mandarine aurait tout vu.
Soudain, Citron entra dans le wagon et Coccinelle hurla « un fantôme putain » en lâchant son fardeau. Mandarine crut sa mort définitivement arrivée tant la douleur lui arrachait le peu de raison qui lui restait.
- Mec désolé, le mercenaire le remit debout pour la seconde fois sans s’inquiéter de ses gémissements plaintifs.
- Mandarine ! Le frère du blessé vint soutenir l’autre côté pour le porter.
- Comment tu es encore en vie putain !
- Dans notre métier, il faut toujours prendre des précautions, je suis vraiment le seul à mettre des gilets pare-balles ? Effectivement, une épaisse armure se dévoilait sous sa chemise trouée.
Les deux assassins amenèrent le troisième à un poste de secours où il fut pris en charge en urgence. Les professionnels les tinrent avertis au fur et à mesure de la soirée. Citron et Coccinelle jouaient à des jeux linguistiques en attendant, couvert de sang tous les deux et refusant de quitter la salle d’attente pour se débarbouiller. Après tout, ils avaient l’habitude d’être recouvert de cette substance rouge et visqueuse.
Finalement, une infirmière (qui restait à deux mètres d’eux pour leur parler par crainte) annonça la sortie du patient du bloc. Sa vie n’était plus menacée. Dans la chambre, Mandarine somnolait, mais parvint à rappeler à Coccinelle sa promesse : « Tu dois m’emmener au restaurant maintenant, j’ai plein d’adresses ». Les établissements qu’avait en tête l’homme allongé devaient être des enseignes luxueuses et un instant, le mercenaire hésita à le tuer pour de bon (comme il avait pris quelques mois de congé pour se recentrer sur lui-même, ses finances ne se portaient pas très bien.). Mais il abandonna l’idée lugubre en se remémorant les règles morales transmises par le moine qu’il avait consulté. Honnêtement, il voulait découvrir l’homme derrière le pseudonyme Mandarine.