flo_nelja: (Default)
[personal profile] flo_nelja posting in [community profile] obscur_echange
Titre : Dans les yeux de son père
Auteur : ThenewParis (Participant.e 14)
Pour : Vermoulu (Participant.e 1)
Fandom : Les carnets de l’apothicaire
Persos/Couple : Jinshi/Maomao, Luomen,
Rating : K
Disclaimer : Les carnets de l’apothicaire et ses personnages ne m’appartiennent pas
Prompt : Jinshi profite que Luomen soit revenu à la cour pour lui poser des questions sur comment était Mao mao étant petite
Notes : Je suis loin d’être une érudite en termes des nominations de bâtiment dans la Cité interdite donc il se peut qu’il y ait quelques approximations tout comme pour les titres que chacun se donne. Bonne lecture !


Luomen venait de finir d’examiner la petite princesse quand celle-ci se mit à courir après un papillon. Il s’empressa de la suivre, accompagné de dame Gyokuyou et Jinshi. La petite troupe eut tôt fait de se retrouver dans le jardin où le papillon décida de se poser sur une fleur. Contrairement à ce qu’ils auraient pu d’abord penser, la princesse ne chercha pas à attraper l’insecte, mais se contenta de s’asseoir pour l’observer en détail. Après un instant de silence, où les trois adultes admirèrent le calme et la patience de la petite, le vieux médecin se tourna vers Gyokuyou.
« Majesté, félicitations, je crois bien que votre fille a tout pour avoir le plus radieux des avenirs. Il est évident qu’elle a une vive curiosité et c’est par expérience l’une des meilleures qualité qu’un enfant peut avoir. En tout cas, c’est ce que j’ai pu observer avec Mao Mao… 
• Vraiment ? s’étonna la concubine. Elle aussi courrait après les papillons ?
• Systématiquement…, et pas que, tout insecte, tout animal étaient source de fascination pour elle. Il est arrivé plus d’une fois que je la retrouve endormie devant un arbre après qu’elle est passé la journée à observer un oiseau.
• C’est impressionnant qu’une enfant de son âge soit capable d’être si patiente, remarqua Jinshi.
• Uniquement pour ce qui l’intéressait… Quand quelques années plus tard, je lui ai appris à lire et à écrire, les premiers cours étaient vraiment compliqués. Mais une fois qu’elle avait compris que ces compétences-là étaient essentielles pour qu’elle puisse faire son propre herbier…, là elle était tout de suite beaucoup plus motivée ! »
Devant cette remarque, Jinshi ne put s’empêcher d’imaginer une petite Mao Mao courant la forêt pour ramasser des plantes avant de s’empresser de les coller dans son cahier. L’image lui plut beaucoup et il ne put cacher son sourire ainsi qu’une certaine rougeur en haut de ses joues. Devant ce spectacle Luomen et la jeune concubine ne purent s’empêcher d’échanger un regard complice. Gyokuyou, qui ne ratait jamais une occasion de tourmenter son cadet, s’écria même :
« Elle devait être adorable à cet âge-là.
• Oui, confirma le médecin. Même si pour moi elle reste toujours aussi adorable.
• C’est vrai, confirma la jeune mère. Même maintenant elle conserve une fraîcheur et un désir de connaissance qui ne laisse pas indifférent. »
***
Jinshi raccompagnait Luomen de sa visite à Lifa quand les deux hommes tombèrent nez à nez avec Shaolan. Celle-ci en voyant le médecin ne put s’empêcher de s’écrier :
« Vous êtes le père de Mao Mao… Oh comme elle me manque, j’espère qu’elle reviendra bientôt. 
• Je n’en doute pas Mademoiselle et la connaissant, dès qu’elle sera de retour au palais, elle viendra vous voir le plus rapidement possible.»
La jeune fille hocha la tête de gratitude avant de finalement se rendre compte de la présence de Jinshi et de ce qu’elle venait de faire devant lui. Son visage devint tout rouge, puis elle enchaîna les excuses avant de finalement s’enfuir. Les deux hommes la regardèrent courir avec un certain amusement.
« J’espère que vous ne punirez pas cette jeune fille pour son manque de discernement. Elle a temporairement oublié la bienséance mais cela explique par son inquiétude sincère pour ma fille.
• Ne vous inquiétez pas, cela ne m’était même pas venu à l’esprit, rassura le jeune homme. En plus, Mao Mao ne me pardonnerait jamais si je laissais quelque chose de mal lui arriver.
• Ça me fait plaisir qu’elle se soit faîte des amies de son âge… Même si c’est aussi l’une des raisons à l’origine de son enlèvement.
• Elle n’avait pas d’amies de son âge avant ?
• Pas réellement… En tout cas pas depuis l’adolescence. Tous les parents ne voyaient pas forcément d’un très bon œil que leurs filles fréquentent une fille qui voulait devenir apothicaire… ils avaient peurs que ça les influence je suppose… Et dans le quartier des plaisir… Eh bien, les conditions ne sont pas toujours faciles et Mao Mao a très tôt compris que se rapprocher des très jeunes courtisanes était souvent le meilleur moyen d’avoir le cœur brisé…
• Parce qu’elles la rejetaient ?
• Parce qu’elles n’avaient pas toujours une fin très heureuse.
• Oh… »
Jinshi laissa un court de temps de silence, inquiet d’avoir offensé le médecin par son ignorance mais voyant qu’il n’en était rien, il finit par demander
« C’était votre souhait qu’elle suive vos pas et devienne apothicaire ?
• Je n’ai vraiment pas eu le choix… Au départ, elle m’accompagnait quand je n’avais pas d’autres moyens de gardes… Puis, j’ai commencé à lui apprendre quelques petits trucs afin de répondre à sa curiosité et aussi car je pensais que c’étaient des compétences qui pouvaient lui être utiles plus tard.
• Mais sa curiosité était bien plus importante que ce que vous pensiez, devina Jinshi.
• Exactement. Je pensais arrêter son apprentissage aux premiers soins mais c’était loin d’être suffisant pour elle et la connaissant il était impossible de juste lui refuser de lui apprendre. Elle aurait tout simplement décidé d’effectuer ses recherches de son côté et aurait fini par se mettre en danger…
• Quand Mao Mao veut savoir quelque chose, il est presque impossible de l’en empêcher,» confirma Jinshi.
Et quand elle ne veut pas savoir un truc, c’est presque tout aussi dur de le lui faire accepter, ajouta le jeune homme dans son for intérieur. L’énergie qu’elle avait mise pour l’empêcher de clarifier sa propre identité n’avait d’égal que celle qu’elle mettait pour soigner ses patients.
« Vous n’avez jamais regrettez de l’avoir pris en apprentissage ?
• Non jamais. Elle est sans aucun doute la plus talentueuse de tous les apprentis que j’ai jamais eus, retenant les informations à une vitesse incroyable et surtout, même si a une fâcheuse tendance à feindre l’indifférence, elle se soucie réellement des gens.
• Vous le lui avez déjà dit ? demanda Jinshi. Que vous étiez fier d’elle ?
• Pas encore, toute talentueuse qu’elle soit elle doit encore apprendre et rien ne la motive plus que lorsque je lui pose des défis, déclara Luomen. Et puis je n’ai pas besoin de lui dire, elle le sait. »
Jinshi aurait voulu rétorquer que parfois les compliments étaient quand même nécessaires mais il réalisé avant d’ouvrir la bouche que c’était son sentiment et non celui de Mao Mao. Si lui avait besoin des paroles pour se sentir admirer, il n’en était rien de celle qui occupait ses pensées. Elle était plutôt du genre à accorder bien plus d’importance aux gestes qu’aux mots pour deviner les sentiments des gens. Et plus il passait de temps avec Luomen, plus il comprenait d’où lui venait cette habitude. Le médecin avait passé la majorité de sa vie au palais, au milieu des courtisans et il avait appris, peut-être à ses dépens, que l’honnêteté n’était pas la valeur la plus partagée là-bas. Sans aucun doute avait il donc appris à la jeune fille à se méfier des belles paroles, surtout lorsqu’elles étaient prononcées par des gens bien habillés.

***
C’est avec beaucoup d’excitation que Jinshi regardait la pochette de thé qu’il avait dans la main. Il était certain que ce cadeau ferait plaisir à Luomen et qu’il lui permettrait d’écouter le médecin parler un peu plus de Mao Mao. Les deux fois où le vieil homme avait parlé de sa fille, il avait seulement eu la chance de se trouver au bon endroit au bon moment. Il n'avait aucune certitude que la prochaine fois que le médecin raconterait ces histoires il serait là. Il devait donc provoquer le destin.
Il trouva le vieil homme en compagnie de l’ancien médecin royal. Les deux hommes étaient partis dans une grande discussion culinaire sur les mérites des épices. Toutefois celle-ci ne devait pas tant passionner que ça Luomen car il s’empressa de marcher vers Jinshi quand il l’aperçu.
« J’espère que vous ne venez pas me voir car quelque chose de grave s’est passé avec l’une des concubines ?
• Non, tout va bien de ce côté-là. Je viens juste de recevoir une nouvelle variété de thé et je voulais savoir si vous vouliez le goûter avec moi ?
• Vous voulez me prendre pour goûteur à la place de Mao Mao ?
• Oh non pas du tout. Je n’ai aucune inquiétude concernant la provenance de ces herbes. C’est qu’un thé de cette qualité n’est pas fait pour être bu seul.
• Je vois. Dans ce cas, suivez-moi, nous pourrons boire ce délicieux breuvage dans mon office. »
Jinshi acquiesça. Les deux hommes, après avoir dit en revoir au médecin, se dirigèrent vers la petite maisonnée qui avait été attribué à Luomen à son retour. En marchant les deux hommes croisèrent les dames de compagnie de Gyokuyou qui apportait à la concubine son repas. Le vieil eunuque les arrêta en chemin pour demander des précisions sur le repas, il était particulièrement inquiet des boissons. Heureusement les réponses des jeunes femmes le satisfirent et ils purent reprendre leur chemin. Jinshi, ne pouvant réprimer sa curiosité, demanda :
« C’est donc vrai qu’il vaut mieux éviter aux femmes enceinte de boire du vin ?
• Tout alcool en vérité, confirma Luomen. Et si vous voulez mon humble opinion, ce conseil devrait être appliqué à la majorité de la population. Mais bon, je suis bien conscient que les gens ne sont pas prêts à l’entendre.
• Vu votre commentaire, je suppose donc que ce n’est pas vous qui êtes responsable de sa tolérance à l’alcool ? En tout cas de ce que je sais de Lakan, ce n’est clairement pas génétique…
• Pas directement non… Sauf mon métier fait de moi un responsable… Peut-être que si j’avais été marchand de tissus elle n’aurait jamais eu envie de tester un maximum de poison, développant ainsi une résistance supérieure à la norme à ceux-ci.
• Pour vous c’est l’explication principale ?
• Principale oui… la seule non. Une autre raison qui a pu expliquer sa faculté à résister à l’alcool est directement liée celles qu’elle considère comme sa deuxième famille. Pour une courtisane savoir boire une grande quantité sans s’intoxiquer est presqu’une question de vie ou de mort. Les clients aiment généralement partager un ou plusieurs verres or une grande majorité d’entre eux ne sont pas vraiment digne de confiance… En tout cas il est généralement assez dangereux pour les jeunes femmes d’être inconscientes en leur présence.
• Mais Mao Mao n’a jamais été destinée à être une courtisane ?!
• Elle ne l’a jamais voulu donc je ne l’aurais jamais laissé. Mais il reste qu’elle est la fille d’une courtisane et que nous avons des dettes au palais de Ver de gris. Ces talents apothicaires et d’enquêtrices sont suffisamment utiles pour qu’elle n’ait jamais besoin de se vendre totalement mais elle peut quand même être tenu à donner un coup de main de temps en temps… Vous en avez-vous-même eu l’expérience.
• Mais…
• Elle ne l’a que très rarement fait, ajouta Luomen pour rassurer le jeune homme. Ce qu’elle a fait en revanche avec ses talents de buveuse c’est se déguiser en jeune homme pour défier à un duel de boisson des hommes qui avait porté préjudice à une courtisane. Elle a remporté l’entièreté de ces duels et remboursés toutes les victimes avec les gains de ces paris. »
Jinshi tenta tant bien que mal de s’imaginer Mao Mao en jeune homme mais la vision lui échappait. Il n’était pour autant pas si étonné de sa capacité à se déguiser. Après tout c’était elle qui l’avait aidé pour se faire passer pour quelqu’un de moins fortuné qu’il ne l’était. Il n’était pas surpris non plus par son sens de la justice. C’était ce même sens qui l’avait poussé des mois plus tôt à prévenir les deux concubines aux dépens de son propre anonymat. Ce même sens de la justice qui lui avait permis de la remarquer.
« Cela ne m’étonne pas d’elle. Même si à votre place j’aurais été un peu inquiet… Qui sait ce qui se serait passé s’ils s’étaient rendu compte de sa véritable identité ?
• C’est une pensée effrayante en effet mais comme nous en avons déjà discuté il y a quelques jours, il est difficile d’arrêter ma fille quand elle a une idée en tête. Je ne peux qu’espérer qu’elle utilise tout son intelligence pour rester en sécurité.
• J’aurais bien aimé vous dire qu’ici au palais elle ne risquait plus rien ou en tout cas que je donnerais le maximum pour la protéger, mais comme vous avez pu le voir, j’ai failli dans ma mission.
• Le plus important c’est que vous la récupériez sain et sauf. »
Jinshi hocha doucement la tête. Les dernières informations qu’ils avaient eu de la situation n’étaient pas des plus agréables à entendre mais il savait désormais où elle était et il ne lui restait plus que le temps de préparer suffisamment de soldats pour punir les traîtres et la sauver. Dès que son tête-à-tête avec Luomen serait terminé, le jeune homme comptait bien mettre au point les derniers éléments de son plan.
***
Luomen regarda Jinshi partir, songeur. La détermination du jeune homme, son intelligence, sa beauté, tout chez lui inspirait le respect. Il savait aussi, et cela même si elle le démentirait vivement, que le jeune homme correspondait parfaitement à Mao Mao…
Il devait bien admettre toutefois qu’il n’avait d’abord pas vu d’un bon œil la relation entre sa fille et le jeune homme. Sa position, son rang…il aurait préféré pour elle quelqu’un de plus humble origine, quelqu’un de moins influent, moins haut placé, qui lui aurait permis de vivre une vie simple et paisible. Il devait bien exister nombre de jeunes hommes intelligent et beau qui n’étaient pas en direct ligne pour hériter du trône. Mais il était trop tard pour s’en soucier désormais et Luomen n'était pas son neveu, il savait quand le combat était perdu d’avance. Si ces deux-là avaient fini par se rencontrer, en dépit du fait que le destin de l’une avait été chamboulé à la naissance par le destin de l’autre, la condamnant normalement à ne pas pouvoir réclamer le rang qui lui était dû… c’était que les dieux avaient leurs plans. Un simple apothicaire ne pouvait décemment défier pareille autorité.
Alors ce n’était pas raconter au jeune homme quelques histoires sur la jeunesse de sa fille qui allait changer grand-chose… Le jeune homme était déjà cause perdue même sans anecdote adorable. Il était tout aussi judicieux de lui laisser croire qu’il avait réussi à le manipuler afin de doucement le conquérir pour qu’il le considère ensuite comme suffisamment digne de confiance pour se tourner vers lui en cas de besoin. N’en déplaise à Lakan, il valait mieux être en bon terme avec leur futur beau fils.
Enfin, il avait beau joué le père détaché, il n’était que bien trop heureux de parler de sa fille adorée.

Date: 2025-09-05 12:18 am (UTC)
From: (Anonymous)
C'est beaucoup trop mignon !! Merci pour cette fic adorable ! J'ai adoré Jinshi le "maître manipulateur" XD et Luomen à la fin

Profile

obscur_echange: (Default)
Communauté d'échange de fanworks sur les fandoms rares en français

September 2025

S M T W T F S
  1 23456
7 8910111213
1415 1617181920
21222324252627
282930    

Most Popular Tags

Page Summary

Style Credit

Expand Cut Tags

No cut tags
Page generated Jan. 9th, 2026 07:02 pm
Powered by Dreamwidth Studios