Titre : Peur liquide
Auteur : Freya (Participant.e 16)
Pour : Blank Dream (Participant.e 11)
Fandom : Sanitarium
Persos/Couple : Dr Jacob Morgan/Max Laughton
Rating : T
Prompt : Le docteur Morgan se retrouve face à un grave dilemme. Il aimerait utiliser le plein potentiel de Max pour ses expériences, mais observe les réactions de son patient. Une énorme culpabilité s’empare alors de lui…
Notes : Ce texte arrive très tard et je tiens à présenter mes excuses au destinataire. J’espère que mon travail te plaira et saura combler ta curiosité ! Je te souhaite une bonne lecture et une bonne journée.
___
-- Où… Où suis-je ? Demanda Max pour la quarantième fois depuis le début de son séjour.
Le docteur Morgan se figea et se tourna vers son patient, abandonnant ses outils et son professionnalisme. Cette fois-ci, la voix du malade semblait plus larmoyante, presque brisée par l’isolement et les sons stridents de l’asile. Sous les bandages claquaient les dents du jeune homme, tout comme sa langue et ses paumes contre le brancard. Quant à son regard, il fusait dans tous les coins de la pièce, semblant chercher un moyen de s’enfuir. Hélas, le médecin ne put que comprendre cette détresse grandissante. Toute cette angoisse vibrait au-delà de sa chair, elle suintait à travers chaque pore de sa peau.
-- Tu es en sécurité, Max, répondit le praticien. Avec moi, tu ne risques rien.
-- Tout est encore flou dans ma tête, se confia le malheureux. Et ce vacarme dans les couloirs… Je ne peux pas l’ignorer. Ça va me rendre fou, je le sens.
Jacob se tut et se retrouva coincé dans le regard désespéré de Max. Ces pupilles glacées renfermaient une peur presque palpable, si réelle et si forte qu’elle aurait pu être extraite sous forme d’essence. Le docteur soupira nerveusement et posa sa main sur le poignet de son patient, dont le souffle ne s’apaisait pas.
-- Je suis navré que tu ressentes cela, Max, murmura-t-il. Mais ne t’inquiète pas, je ne t’abandonne pas.
-- Vous êtes mon seul repère ici, souffla le concerné. Sans vous, je n’ai personne…
Cet aveu manqua de briser le coeur du patricien. Qu’avait-il fait ? Désormais, il possédait la vie de cet homme entre ses mains. Il pouvait en faire ce qu’il voulait, jouer avec son esprit vacillant, lui injecter divers sérums pour voir ses réactions, titiller les cordes sensibles de sa personnalité émiettée, mais… En fin de compte, il n’en tirait aucun plaisir, seul le dégoût de la noirceur le prenait à la gorge. Etait-ce cela, la psychiatrie ? Manipuler les sombres pensées de patients innocents dans le seul but de les étudier ? Quelle idée abjecte. Mais elle devait être suivie par tout le personnel de cet asile.
-- Tu n’es pas seul. Max, je crois que tu as besoin de te reposer.
-- J’ai l’impression de ne faire que ça, dormir, se plaignit le pauvre homme. Plus je dors, plus j’oublie des choses. Docteur Morgan, s’il vous plaît, je ne veux pas dormir.
-- Pourtant ton cerveau en a besoin. Le sommeil est important pour garder la santé et l’esprit.
Il ne put s’empêcher d’étouffer les craintes de son patient. Sans trop lui laisser le choix, il se pencha de nouveau vers son matériel et prépara un sédatif dans une seringue. Pourquoi poursuivait-il cette voie qu’il commençait à haïr ? Peut-être qu’il était fait pour ça après tout.
-- Je vous dis que je ne veux pas dormir, répéta le cobaye sur un ton plus agressif. Pitié, docteur !
-- Je suis désolé, Max. Je sais que tu es en détresse et que tu ne comprends pas ce qui t’arrive. Mais il faut que tu te reposes, c’est pour ton bien que je te le recommande.
Et l’injection arriva, presque fatale. Le malade sombra dans un sommeil lourd et anxiogène, alors que le médecin le contempla avec peine.
Auteur : Freya (Participant.e 16)
Pour : Blank Dream (Participant.e 11)
Fandom : Sanitarium
Persos/Couple : Dr Jacob Morgan/Max Laughton
Rating : T
Prompt : Le docteur Morgan se retrouve face à un grave dilemme. Il aimerait utiliser le plein potentiel de Max pour ses expériences, mais observe les réactions de son patient. Une énorme culpabilité s’empare alors de lui…
Notes : Ce texte arrive très tard et je tiens à présenter mes excuses au destinataire. J’espère que mon travail te plaira et saura combler ta curiosité ! Je te souhaite une bonne lecture et une bonne journée.
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-- Où… Où suis-je ? Demanda Max pour la quarantième fois depuis le début de son séjour.
Le docteur Morgan se figea et se tourna vers son patient, abandonnant ses outils et son professionnalisme. Cette fois-ci, la voix du malade semblait plus larmoyante, presque brisée par l’isolement et les sons stridents de l’asile. Sous les bandages claquaient les dents du jeune homme, tout comme sa langue et ses paumes contre le brancard. Quant à son regard, il fusait dans tous les coins de la pièce, semblant chercher un moyen de s’enfuir. Hélas, le médecin ne put que comprendre cette détresse grandissante. Toute cette angoisse vibrait au-delà de sa chair, elle suintait à travers chaque pore de sa peau.
-- Tu es en sécurité, Max, répondit le praticien. Avec moi, tu ne risques rien.
-- Tout est encore flou dans ma tête, se confia le malheureux. Et ce vacarme dans les couloirs… Je ne peux pas l’ignorer. Ça va me rendre fou, je le sens.
Jacob se tut et se retrouva coincé dans le regard désespéré de Max. Ces pupilles glacées renfermaient une peur presque palpable, si réelle et si forte qu’elle aurait pu être extraite sous forme d’essence. Le docteur soupira nerveusement et posa sa main sur le poignet de son patient, dont le souffle ne s’apaisait pas.
-- Je suis navré que tu ressentes cela, Max, murmura-t-il. Mais ne t’inquiète pas, je ne t’abandonne pas.
-- Vous êtes mon seul repère ici, souffla le concerné. Sans vous, je n’ai personne…
Cet aveu manqua de briser le coeur du patricien. Qu’avait-il fait ? Désormais, il possédait la vie de cet homme entre ses mains. Il pouvait en faire ce qu’il voulait, jouer avec son esprit vacillant, lui injecter divers sérums pour voir ses réactions, titiller les cordes sensibles de sa personnalité émiettée, mais… En fin de compte, il n’en tirait aucun plaisir, seul le dégoût de la noirceur le prenait à la gorge. Etait-ce cela, la psychiatrie ? Manipuler les sombres pensées de patients innocents dans le seul but de les étudier ? Quelle idée abjecte. Mais elle devait être suivie par tout le personnel de cet asile.
-- Tu n’es pas seul. Max, je crois que tu as besoin de te reposer.
-- J’ai l’impression de ne faire que ça, dormir, se plaignit le pauvre homme. Plus je dors, plus j’oublie des choses. Docteur Morgan, s’il vous plaît, je ne veux pas dormir.
-- Pourtant ton cerveau en a besoin. Le sommeil est important pour garder la santé et l’esprit.
Il ne put s’empêcher d’étouffer les craintes de son patient. Sans trop lui laisser le choix, il se pencha de nouveau vers son matériel et prépara un sédatif dans une seringue. Pourquoi poursuivait-il cette voie qu’il commençait à haïr ? Peut-être qu’il était fait pour ça après tout.
-- Je vous dis que je ne veux pas dormir, répéta le cobaye sur un ton plus agressif. Pitié, docteur !
-- Je suis désolé, Max. Je sais que tu es en détresse et que tu ne comprends pas ce qui t’arrive. Mais il faut que tu te reposes, c’est pour ton bien que je te le recommande.
Et l’injection arriva, presque fatale. Le malade sombra dans un sommeil lourd et anxiogène, alors que le médecin le contempla avec peine.