Titre : Doutes
Auteur : Gangcheol (Ploum)
Pour : Encre & Chimère (Sailin)
Fandom : Les dragons marchent sur les nuages
Persos/Couple : Bo Long/He Liang
Rating : G
Disclaimer : l’univers et ses personnages appartiennent à Marielle Carosio
Prompt : Après que Bo Long ait lu la “lettre” de He Liang à la fin, comment réagit-il ? Poursuit-il son idée première qu’il avait avant de lire les mots de l’autre homme, ou sa décision a-t-elle été influencée après cela ? Et si oui, comment a-t-elle été influencée : le décidant à rester aux côtés de l’autre homme, et d’apprendre peu à peu à lui pardonner, ou de partir mais pas forcément de manière définitive, afin de se recentrer sur lui-même et de méditer sur tous les éléments de l’histoire avant son possible retour auprès de l’autre homme ? Demandera-t-il des comptes à He Liang pour se justifier de ses actes ?
Bo Long ne saurait dire s’il regrettait d’avoir lu ce carnet. Ses affaires étaient rangées et il aurait dû reprendre la route. Pourtant, il restait là à attendre et hésitait, perdu dans ses songes, perdu en lui-même. Pourquoi ? Cette lecture ne changeait pourtant rien aux faits, ni à la culpabilité lancinante qui le taraudait, ni à la sensation d’avoir été utilisé par He Liang. Cela ne changeait rien à la mort de shifu par sa faute, ni au rôle que lui-même avait joué dans la chute de Cai Meng, ni à la mise à mort de son aîné par son sinister. Cela ne changeait rien du tout. Il ne lui pardonnait toujours pas, comme il ne se pardonnait pas lui-même.
Et pourtant... Pourtant il restait là, indécis. Ces mots continuaient de résonner en lui, de s’ancrer dans son esprit, dans sa chair. Ils expliquaient certaines choses. Beaucoup de choses, même. Mais pouvait-il réellement croire à tout ce qui avait été écrit ? Ou He Liang avait-il rédigé ces mots dans le seul but de l’influencer, de le manipuler une fois encore ? Son regard se perdit en direction de sa destination, encore lointaine, tandis que ses épaules s’affaissaient sous le poids de la lassitude. Tant de questions auxquelles il n’avait pas de réponse, n’en aurait sans doute jamais. Au fond, il touchait peut-être là le nœud du problème ; à force de mensonges, la confiance avait été brisée. Ainsi, même si He Liang lui disait désormais la vérité, le doute ne cesserait de le hanter. Il exhala un long soupir. Il s’était lié à peu de personnes, au cours de sa vie. Pour quel résultat : quand elles n’étaient pas mortes, elles...
Bo Long se remit en route, moins déterminé que quelques minutes plus tôt. Le ciel, à peine couvert, lui renvoyait ses incertitudes sans y répondre, sans lui désigner de voie claire à emprunter. Son esprit continuait de s’échauffer sur le carnet d’He Liang, sur ce qu’il prétendait être ses pensées, sur ce que lui-même devait faire de tout cela. Affirmer que tout cela l’indifférait, à ce stade, serait mentir. Bien malgré lui, malgré la promesse qu’il s’était faite, ces phrases avaient fait naître quelque chose dans sa poitrine, quelque chose qu’il refusait de nommer, mais qui ébranlait sa détermination et son désir de s’isoler. De s’endormir et de disparaître, afin de trouver la paix.
Il n’était même plus sûr de la trouver, dans cet état.
Les heures s’écoulèrent, lentes et incertaines. Bo Long avait beau réfléchir, aucune certitude ne daignait émerger. La vérité était qu’il désirait renouer avec He Liang. Être avec lui, même si cela lui était également difficile. Il tenait toujours à lui, l’aimait vraiment, et ces mots, dans ce carnet, titillaient ce lien entre eux, certes effiloché mais pas complètement brisé. Tout comme ils éveillaient l’espoir de ne pas avoir été le seul à ressentir de telles choses pendant les moments qu’ils avaient partagés ensemble, même si l’amertume les teintait désormais. Et cela le divisait, tuait peu à peu son idée initiale, de plus en plus difficile à appréhender dans son esprit. Cependant, il ne pouvait faire comme si rien ne s’était passé ! Comme si He Liang ne l’avait pas manipulé, quand bien même il l’aimait en retour. Il l’avait fait. Son amour pour lui ne changeait rien à cela.
Soudain, il se figea, marqua un arrêt. Dans son étourderie, il ne s’était pas rendu compte d’avoir dévié de sa route. Et quelle dérive ! Le pavillon d’He Liang se dressait à quelques centaines de mètres à peine, nimbé d’une légère brume, fidèle à ses souvenirs. Sa gorge se noua alors que des échos nostalgiques l’envahissaient. Des moments si proches, et si lointains en même temps dans son esprit. Il désirait autant fuir cet endroit que s’y rendre. Il n’était toujours pas décidé. Peut-être regrettait-il la lecture de ce carnet, à présent, car elle n’avait que jeté plus de trouble dans son cœur, entre espérances et craintes d’autres désillusions.
Son cœur se serra autant qu’il battit plus vite lorsqu’une silhouette émergea du pavillon, gagna les jardins, s’arrêta. À cette distance, elle se réduisait à quelques centimètres à peine et était floutée par des lambeaux de brume, aussi ne voyait-il pas grand-chose. Était-ce lui ? L’avait-il vu ? Il imaginait aisément He Liang lever la tête vers le ciel pour prier, comme il l’avait écrit dans son carnet en guise d’amorce.
Sa vue, ou la simple idée de l’avoir vu, sembla ancrer davantage ses pieds au sol. Partir lui semblait si dérisoire, à présent. L’isolement ne réglerait pas le trouble que les mots d’He Liang avaient semé, le renverrait seulement au même dilemme incessant, sans rien pour lui permettre de trancher ; et le sommeil tant attendu lui paraissait dès lors hors d’atteinte. Peut-être avait-il besoin d’être avec lui, de l’évaluer, afin de déterminer quelle crédibilité il pouvait accorder à ces mots. Peut-être ne serait-il jamais certain, mais peut-être réussirait-il ainsi à apaiser, au moins en partie, les doutes qui le rongeaient. Il aviserait ensuite.
Et alors, peut-être finirait-il par lui pardonner, et trouver ainsi une certaine forme de paix.
Auteur : Gangcheol (Ploum)
Pour : Encre & Chimère (Sailin)
Fandom : Les dragons marchent sur les nuages
Persos/Couple : Bo Long/He Liang
Rating : G
Disclaimer : l’univers et ses personnages appartiennent à Marielle Carosio
Prompt : Après que Bo Long ait lu la “lettre” de He Liang à la fin, comment réagit-il ? Poursuit-il son idée première qu’il avait avant de lire les mots de l’autre homme, ou sa décision a-t-elle été influencée après cela ? Et si oui, comment a-t-elle été influencée : le décidant à rester aux côtés de l’autre homme, et d’apprendre peu à peu à lui pardonner, ou de partir mais pas forcément de manière définitive, afin de se recentrer sur lui-même et de méditer sur tous les éléments de l’histoire avant son possible retour auprès de l’autre homme ? Demandera-t-il des comptes à He Liang pour se justifier de ses actes ?
Bo Long ne saurait dire s’il regrettait d’avoir lu ce carnet. Ses affaires étaient rangées et il aurait dû reprendre la route. Pourtant, il restait là à attendre et hésitait, perdu dans ses songes, perdu en lui-même. Pourquoi ? Cette lecture ne changeait pourtant rien aux faits, ni à la culpabilité lancinante qui le taraudait, ni à la sensation d’avoir été utilisé par He Liang. Cela ne changeait rien à la mort de shifu par sa faute, ni au rôle que lui-même avait joué dans la chute de Cai Meng, ni à la mise à mort de son aîné par son sinister. Cela ne changeait rien du tout. Il ne lui pardonnait toujours pas, comme il ne se pardonnait pas lui-même.
Et pourtant... Pourtant il restait là, indécis. Ces mots continuaient de résonner en lui, de s’ancrer dans son esprit, dans sa chair. Ils expliquaient certaines choses. Beaucoup de choses, même. Mais pouvait-il réellement croire à tout ce qui avait été écrit ? Ou He Liang avait-il rédigé ces mots dans le seul but de l’influencer, de le manipuler une fois encore ? Son regard se perdit en direction de sa destination, encore lointaine, tandis que ses épaules s’affaissaient sous le poids de la lassitude. Tant de questions auxquelles il n’avait pas de réponse, n’en aurait sans doute jamais. Au fond, il touchait peut-être là le nœud du problème ; à force de mensonges, la confiance avait été brisée. Ainsi, même si He Liang lui disait désormais la vérité, le doute ne cesserait de le hanter. Il exhala un long soupir. Il s’était lié à peu de personnes, au cours de sa vie. Pour quel résultat : quand elles n’étaient pas mortes, elles...
Bo Long se remit en route, moins déterminé que quelques minutes plus tôt. Le ciel, à peine couvert, lui renvoyait ses incertitudes sans y répondre, sans lui désigner de voie claire à emprunter. Son esprit continuait de s’échauffer sur le carnet d’He Liang, sur ce qu’il prétendait être ses pensées, sur ce que lui-même devait faire de tout cela. Affirmer que tout cela l’indifférait, à ce stade, serait mentir. Bien malgré lui, malgré la promesse qu’il s’était faite, ces phrases avaient fait naître quelque chose dans sa poitrine, quelque chose qu’il refusait de nommer, mais qui ébranlait sa détermination et son désir de s’isoler. De s’endormir et de disparaître, afin de trouver la paix.
Il n’était même plus sûr de la trouver, dans cet état.
Les heures s’écoulèrent, lentes et incertaines. Bo Long avait beau réfléchir, aucune certitude ne daignait émerger. La vérité était qu’il désirait renouer avec He Liang. Être avec lui, même si cela lui était également difficile. Il tenait toujours à lui, l’aimait vraiment, et ces mots, dans ce carnet, titillaient ce lien entre eux, certes effiloché mais pas complètement brisé. Tout comme ils éveillaient l’espoir de ne pas avoir été le seul à ressentir de telles choses pendant les moments qu’ils avaient partagés ensemble, même si l’amertume les teintait désormais. Et cela le divisait, tuait peu à peu son idée initiale, de plus en plus difficile à appréhender dans son esprit. Cependant, il ne pouvait faire comme si rien ne s’était passé ! Comme si He Liang ne l’avait pas manipulé, quand bien même il l’aimait en retour. Il l’avait fait. Son amour pour lui ne changeait rien à cela.
Soudain, il se figea, marqua un arrêt. Dans son étourderie, il ne s’était pas rendu compte d’avoir dévié de sa route. Et quelle dérive ! Le pavillon d’He Liang se dressait à quelques centaines de mètres à peine, nimbé d’une légère brume, fidèle à ses souvenirs. Sa gorge se noua alors que des échos nostalgiques l’envahissaient. Des moments si proches, et si lointains en même temps dans son esprit. Il désirait autant fuir cet endroit que s’y rendre. Il n’était toujours pas décidé. Peut-être regrettait-il la lecture de ce carnet, à présent, car elle n’avait que jeté plus de trouble dans son cœur, entre espérances et craintes d’autres désillusions.
Son cœur se serra autant qu’il battit plus vite lorsqu’une silhouette émergea du pavillon, gagna les jardins, s’arrêta. À cette distance, elle se réduisait à quelques centimètres à peine et était floutée par des lambeaux de brume, aussi ne voyait-il pas grand-chose. Était-ce lui ? L’avait-il vu ? Il imaginait aisément He Liang lever la tête vers le ciel pour prier, comme il l’avait écrit dans son carnet en guise d’amorce.
Sa vue, ou la simple idée de l’avoir vu, sembla ancrer davantage ses pieds au sol. Partir lui semblait si dérisoire, à présent. L’isolement ne réglerait pas le trouble que les mots d’He Liang avaient semé, le renverrait seulement au même dilemme incessant, sans rien pour lui permettre de trancher ; et le sommeil tant attendu lui paraissait dès lors hors d’atteinte. Peut-être avait-il besoin d’être avec lui, de l’évaluer, afin de déterminer quelle crédibilité il pouvait accorder à ces mots. Peut-être ne serait-il jamais certain, mais peut-être réussirait-il ainsi à apaiser, au moins en partie, les doutes qui le rongeaient. Il aviserait ensuite.
Et alors, peut-être finirait-il par lui pardonner, et trouver ainsi une certaine forme de paix.
no subject
Date: 2025-09-09 11:11 am (UTC)no subject
Date: 2025-09-17 10:18 pm (UTC)Merci, contente que cette fic t'ait plu !